Dire le salut – une mission œcuménique

Auteur(s) : Anne-Noëlle Clément (Dir.)

Date de publication : 2012

Éditeur : Profac-Théo

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(Actes du colloque organisé à Lyon en novembre 2011 par le centre œcuménique Unité Chrétienne et la Faculté de théologie de l’Université catholique de Lyon).

Le salut est au cœur de la foi chrétienne. Mais de quoi parlons-nous au juste ? Quel sens pour aujourd’hui ? Cette approche pluridisciplinaire et œcuménique offre un état des lieux de la question grâce aux apports d’historiens, d’exégètes, de systématiciens et de sociologues issus des mondes catholique, protestant (luthérien, réformé, évangélique) et orthodoxe. En guise de « mise en appétit », voici deux extraits de la contribution de Hans-Christoph Askani : « Le salut, possession ou promesse ? »

« Si l’on demandait à nos contemporains qui n’ont pas forcément un arrière-fond ecclésial ce qu’ils entendent par « salut », le résultat serait probablement un certain étonnement et une gêne. En fait, ce terme sonne dépassé et inutilement lourd. Et justement dans ce poids, ce pathos, il ne nous parle plus. Il y a d’autres mots, d’autres concepts qui nous sont plus proches et qui disent mieux ce qui nous préoccupe : le bonheur, le bien-être, la réussite, la paix, la « sauvegarde de la création »… Le mot « salut » en comparaison avec les autres a une connotation pieuse, et il semble revendiquer quelque chose à laquelle nous ne croyons plus. » (p. 202-203)

« Nous partageons tous, peut-être à des degrés divers, l’impression que « dire le salut en Jésus-Christ » est « aujourd’hui » particulièrement difficile. Est-ce pourtant vrai qu’à d’autres époques, cela a été facile ? Mon hypothèse est la suivante : annoncer l’Evangile de Jésus-Christ a toujours été difficile et a toujours été particulièrement difficile. Pourquoi ? Parce qu’entre l’aujourd’hui de chaque époque et « le salut en Jésus-Christ » existe une tension ; je dirais même une tension extrême doit exister entre les deux. Comment cela ? Parce que le salut en Jésus-Christ consiste en une tension extrême en relation avec « l’aujourd’hui » de chaque époque de ce monde… » (p. 193-194)

Avec des contributions de Christophe d’Aloisio, Hans-Christoph Askani, Jean-Noël Besançon, Yves-Marie Blanchard, Henri Blocher, Nicolas de Brémond d’Ars, Isabelle Chareire, Yves Krumenacker, Alain Massini, Bernard Meunier, Félix Moser, Élisabeth Parmentier, Anne-Marie Petitjean, Jean-Paul Rempp, Marie-Hélène Robert, Louis Schweitzer, Augustin Sokolowski, Michel Stavrou et Michel Younès.