Point de départ de l’ouvrage : la mise en évidence de l’apport du Fonds d’archives réuni par Jean-René Brutsch, pasteur missionnaire au Cameroun de 1946 à 1960, pour la connaissance de l’histoire de ce pays dans des domaines aussi divers que la politique, l’ethnologie, la linguistique, la sociologie. Puis, à partir des matériaux identifiés, tenter de repenser la complexité des situations ayant émergé de l’évangélisation. Quid des fruits de la rencontre entre le christianisme et les cultures locales ? De quelles influences réciproques le fonds Brutsch témoigne-t-il ?
Le concept de transculturation est ici identifié comme l’outil le plus pertinent pour déchiffrer ce qui s’est joué de part et d’autre ; il met en effet en lumière la « dimension interactive comme marque de toute rencontre interculturelle » (J.- F. Zorn) dont aucun des protagonistes ne ressort « indemne ».



