Le politologue Alain Policar dénoue l’enchevêtrement de concepts très actuels comme la racialisation, le décolonialisme ou l’intersectionnalité. Il pointe la pensée qui place la race comme outil de catégorisation du monde empêchant tout dialogue, rejetant toute humanité commune.
Si les études postcoloniales ont redonné voix aux peuples opprimés pour réécrire un récit commun, le courant décolonial – qui en résulte – dénonce un discours occidental coloré par la domination et un universalisme européocentré. L’auteur analyse en particulier le national-républicanisme à la française – universalisme de surplomb – qui mène à une uniformatisation de la société et donc, dans un même mouvement, à sa radicalisation.
Il prône un universalisme pluriel attentif aux différences et aux droits des personnes. Face à « l’extension du domaine de la race », le cosmopolitisme nous invite à « mettre entre parenthèses les mondes particuliers dans lesquels nous évoluons (…) et à vivre exposés les uns aux autres, et non enfermés dans des cultures et des identités ».



