Poète et écrivain britannique, JJ Bola publie ce premier roman en anglais – No place to call home – en 2017. A travers le parcours d’une famille congolaise réfugiée en Angleterre, JJ Bola questionne les thèmes de l’exil et de l’appartenance. Il puise dans sa propre histoire — il a fui avec ses parents la République démocratique du Congo quand il avait six ans — pour raconter la vie quotidienne de ses personnages à Londres : le besoin de s’intégrer du petit Jean et de sa sœur Marie ; les inquiétudes et les sacrifices de Papa et Mami, leurs parents. Mais le Congo est toujours là, à la maison et à l’Église. Il se vit, se parle : un chez-soi emporté.
Ceux qui n’avaient pas encore reçu leurs papiers vivaient dans une sorte de purgatoire perpétuel. Ce n’était pas que le retour fût une mauvaise chose – beaucoup aspiraient à revenir un jour, mais pas de cette manière. Ils ne voulaient pas être expulsés, forcés de partir, et en même temps forcés de revenir ; personne ne souhaite une telle incertitude.
JJ Bola, p. 47
« Nous cherchons tous la même chose : un endroit où se sentir chez soi », nous dit l’auteur. Mais qu’est-ce qu’un chez-soi ? JJ Bola nous livre sa réponse : « chez soi c’est l’endroit où se trouve votre cœur, l’endroit où vous posez la tête. »



