La bibliothèque et la session des envoyés

Du 3 au 13 juillet s’est tenue, au Défap, la formation au départ des envoyés (services civiques et volontaires de solidarité internationale). L’occasion pour eux d’échanger sur leurs missions et leurs motivations mais aussi de réfléchir à la rencontre interculturelle à travers les modules proposés par les intervenants. Comment la bibliothèque s’inscrit-elle dans ces 10 jours de formation ?

Après la présentation du Défap et de la maison du 102, un passage par la bibliothèque a permis de découvrir les archives de la SMEP et l’histoire des missions protestantes. La bibliographie distribuée à cette occasion leur a donné un éclairage sur toutes les ressources disponibles dans le fonds contemporain. Ils ont aussi pu emprunter quelques ouvrages pendant la session pour approfondir leurs connaissances sur un pays ou une thématique.

Visages de la mission

Par la suite, un atelier « les mains dans les archives » a ouvert des échanges entre les participants sur deux personnalités missionnaires : Lucie Ablitzer (1900-1945) – ouvrière, militante socialiste et antimilitariste en Suisse, puis infirmière en léproserie à Tahiti et Madagascar – et Fernand Grébert (1886-1956) – pasteur, ethnographe et dessinateur au Gabon. Les envoyés ont travaillé en deux groupes sur des documents d’archives pour réaliser un portrait de ces figures de la mission qu’ils ont ensuite présenté à l’autre groupe.

Écouter les mots des autres, sans peur aucune

Nos lectures interrogent notre intériorité et notre regard sur le monde. Une soirée de lectures à voix haute a été l’occasion de questionner « la peur de l’autre » : l’étranger qui vient fracturer notre intime dans la rencontre ; l’autre en nous, étrange-té parfois inavouable. Plus d’une vingtaine de participants étaient présents pour écouter des textes, extraits d’ouvrages (romans, essais, littérature jeunesse…) ou d’articles (presse généraliste ou revues universitaires) disponibles à la bibliothèque.

Tout le monde est attentif, concentré… même en tricotant !

Des temps d’animation sont venus ponctuer ces lectures : des échanges autour de mots ou émotions, écrits ensuite sur un paperboard pour constituer une œuvre commune. Comme le soulignait une participante : « nous sommes toujours l’autre de quelqu’un ». Et dans la rencontre, « nous sommes toujours l’hôte de quelqu’un », a conclu… un autre.